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  • adelineauzuech

La Paz, L'irrespirable - 3 600m


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Une famille bolivienne prend le téléphérique depuis l'Alto jusqu'au centre de La Paz

Nichée au fond d'une vallée, la ville de La Paz grouille. Des odeurs de poulet rôti, de fruits bizarres, de feuilles de coca, de pierres humides mais surtout une prenante odeur de pollution. Il est difficile d'y respirer et le bon air aveyronnais me manque. Quant à celui de Paris, en comparaison c'est un luxe !

Les bruits sont incessants : les klaxons des centaines de mini-bus et taxis, les coups de feu de la réserve militaire qui retentissent chaque jour en plein cœur de la ville, les marchands qui crient pour alpaguer la foule, les travailleurs avec leur marteau-piqueur quand ils en ont, ou ceux qui cassent les rues à coup de marteau afin d'installer le gaz à domicile, parfois à 1h du matin on peut encore les entendre jeter les grosses pierres dans les camions, les footballeurs qui courent à la tombée de la nuit et chantent pour se donner de la force...

La Paz se définira pour moi par sa pollution atmosphérique et sonore. Qui sous-entend par ailleurs une ville dynamique, vivante.



Le centre

Les touristes s'entassent au centre de la ville, où hotels, restaurants, agences de tourisme et boutiques souvenirs constituent l'essentiel du quartier.

C'est également de l'autre côté de ce quartier que se trouvent le palais présidentiel sur la fameuse Plaza Murillo. Beaucoup de ses édifices datent de l'époque coloniale mais les couleurs vives s'estompent et les les façades se délabrent.

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Ruelle près de la Plaza Murillo

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Levé de drapeau sur la Plaza Murillo

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Plaza Murillo

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A gauche, une Cholita, femme habillée traditionnellement avec un chapeau en feutre et une large jupe

La Zona Sur

Plus loin, à deux lignes de téléphérique ( la Paz en compte 3 depuis l'année dernière, et bientôt 8 ! ), la Zona Sur détonne. Un quartier aux allures européennes, avec des rues étrangement vides et un calme surprenant. Les habitants aussi sont d'un autre genre. Beaucoup d'expatriés, et quelques boliviens richissimes. Un peu trop aseptisée à mon goût.

Miraflores

Il abrite le stadium Hernando Siles et se révèle être plutôt résidentiel. Rien de particulier, si ce n'est le célèbre bar Route 36 où vont s'entasser certains touristes, amateurs de (fausse) cocaïne et autres drogues. En effet, ce lieu, et plus généralement la Bolivie, fait partie des destinations touristiques de la drogue.


Sopocachi

Je n'y suis restée qu'à l'occasion d'un dîner au restaurant français, Chez Moustache. Invitée par mon voisin d'auberge, un capitaine américain d'une cinquantaine d'années et le gérant belge d'un restaurant, j'ai pu y savourer un de mes plats préférés, une salade de chèvre ! Et un petit confit de canard, bref un moment « luxe » du voyage ! A ma grande déception pas de vin français mais un bon vin argentin et un bon chilien ont fait l'affaire.


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La ligne rouge du téléphérique relie le centre de La Paz à l'Alto


El Alto - 4 000m

Lorsque l'on prend le bus pour sortir de la Paz, il grimpe la seule autoroute du pays (l'équivalent d'une nationale chez nous) pendant 10 minutes et collecte d'autres passagers à El Alto. Cette jeune ville surplombe la Paz, développée sur l'Altiplano bolivien. Elle s'est très vite agrandie et dégeule sur les hauteurs de la Paz. Originairement, El Alto s'est consrtuit pour répondre à la demande de personnes venues des quatres coins de Bolivie dans l'espoir de trouver un travail à la capitale (officieuse). Ces nouveaux migrants étaient majoritairement d'anciens mineurs et beaucoup venaient de Potosi où la plus grande mine d'argent s'éteint chaque jour un peu plus.

El Alto est un gros bordel. Le trafic y est totalement anarchiste, les maisons poussent où elles peuvent et son grand marché recèle toutes les marchandises imaginables.

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Vendeuse de glaces au marché de l'Alto

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Partie de foot à l'Alto... 4000 mètres d'altitude, je vous laisse imaginer la condition des joueurs !

La Paz, cette ville aux multiples atmosphères où j'ai logé pendant près de trois semaines, m'a permis de faire de belles rencontres, de réaliser ma première expérience de serveuse/barman et surtout d'avancer dans la réalisation de mon photo-reportage sur l'exploitation du lithium.


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