El Chaco :

quand l'élevage fait des ravages

Paraguay, 2015

Création d'un bassin de rétention
Création d'un bassin de rétention

Les éleveurs du Chaco sont contraints de réaliser plusieurs bassins de rétention d'eau afin de subvenir à leurs importants besoins pour leurs pâturages. Le Chaco occidental étant une région où l'eau se fait rare et celle provenant du sol est très salée. Paraguay, octobre 2015

Élevage bovin
Élevage bovin

Les éleveurs possèdent des milliers d'hectares et changent régulièrement leur troupeau de terres afin de laisser repousser l'herbe. Mais cet élevage extensif conduit à la destruction d'un éco-système unique où la biodiversité est menacée chaque jour un peu plus. La région du Chaco souffre aujourd'hui du plus fort taux de déforestation du monde. Paraguay, ocotbre 2015

Élevage bovin
Élevage bovin

Les éleveurs possèdent des milliers d'hectares et changent régulièrement leur troupeau de terres afin de laisser repousser l'herbe. Mais cet élevage extensif conduit à la destruction d'un éco-système unique où la biodiversité est menacée chaque jour un peu plus. La région du Chaco souffre aujourd'hui du plus fort taux de déforestation du monde. Paraguay, ocotbre 2015

Création d'un bassin de rétention
Création d'un bassin de rétention

Les éleveurs du Chaco sont contraints de réaliser plusieurs bassins de rétention d'eau afin de subvenir à leurs importants besoins pour leurs pâturages. Le Chaco occidental étant une région où l'eau se fait rare et celle provenant du sol est très salée. Paraguay, octobre 2015

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Souvent oublié au détriment de l'Amazonie, le Chaco paraguayen, est un éco-système semi-désertique qui subit depuis deux ans le plus fort taux de déforestation au monde.

La déforestation de cet espace naturel assez atypique, est générée par le développement, parfois anarchique, de l'élevage bovin. Privilégiant l'extensif à l'intensif, les propriétaires abusent du bulldozer et déforestent d'immenses parcelles sans même parfois avoir les autorisations requises...

Les premiers éleveurs sont venus de Russie, d'Allemagne et Pologne. Ce sont les mennonites. Ils sont près de 100 000 à s'être installés au Paraguay. Une terre d'accueil qui leur a offert un exil religieux pour pratiquer l'anabaptisme. Les mennonites se sont donc répandus sur le territoire et ont formé des colonies plus ou moins adaptées à la vie contemporaine. Certains mennonites se sont notamment installés dans le Chaco.

A l'époque, cette terre était synonyme de désert aride où la promesse d'une vie prospère s'était envolée. Il y avait tout à faire. C'est ainsi, que les migrants ont crée les premières routes, acheminé les matériaux pour construire leurs colonies, leurs villes et ont développé leur savoir-faire de paysan : l'agriculture et l'élevage. 

Très vite, l'élevage bovin s'est révélé être un commerce intéressant. Les premiers abattoirs sont sortis de terre et les estancias ne cessent de naître. Par ailleurs, le sol salé du Chaco, riche en oligo-éléments, permet la production d'une viande tendre et savoureuse qui s'exporte aujourd'hui internationalement.Parallèlement à l'élevage, les colonies ont développé leurs laiteries et alimentent aujourd'hui tout le pays.

Cette forte déforestation bouleverse tout un éco-système et conduit à l'appauvrissement de sa biodiversité, au changement climatique, et menace d'extinction le dernier peuple indigène du pays qui n'a pas encore eu de contact avec le monde extérieur.

Et pour sauver ces frères et lutter contre la destruction de leur environnement, les Totobiegosodes témoignent de leur passé. Ils sont le dernier peuple du Paraguay a être entré en contact avec la civilisation en 2004 lors de leur rencontre avec les bulldozers...

 

El Chaco, Paraguay, septembre-octobre 2015